7 novembre 2009

Indigne

ALeqM5gUnjLFdeiBTKIyCdG81Ws9gtXdKgPrès de 5000 salariés, pour la plupart d’origine africaine, occupent depuis plus d’un mois une quarantaine d’entreprises en Ile-de-France.

Leur revendication ? La régularisation de leur situation.

Il y a 18 mois, une première mobilisation avait abouti à l’ouverture de procédures de régularisation pour 2500 travailleurs sans papier.

Mais depuis l’annulation par le Conseil d’Etat d’une circulaire de 2008 précisant les conditions de régularisation des sans papiers qui ont un emploi, tout est remis en cause.

Victimes des marchands de sommeil et des racketteurs en tout genre, les sans-papiers ont le profil idéal du salarié, répondant au doigt et à l’œil et prenant tous les risques à sa charge.

Et les patrons ne peuvent ignorer ce problème.

Ces femmes et ces hommes ont droit à leur dignité : il faut les régulariser.

30 octobre 2009

Vaccins Grippe A : transparence ?

clip_image00294 millions de doses de vaccins ont été commandées par les autorités sanitaires françaises, pour un montant de 871 millions d’euros, sans compter les dépenses annexes qui portent le total à plus d’un milliard d’euros.

Il ne s’agit pas ici de dénoncer ces dépenses certes nécessaires, mais ne soyons pas naïfs pour autant.

Les laboratoires pharmaceutiques autorisés à fabriquer le vaccin font fortune. Ce qui reste une affaire commerciale est d’autant plus inquiétant que certains de ces laboratoires contribuent au financement d’experts appelés à conseiller les autorités sanitaires sur la politique vaccinale de notre pays.

Sans vouloir aller jusqu’à penser que les pouvoirs publics pourraient être sous l’influence des représentants des firmes pharmaceutiques, convenons qu’il est absolument nécessaire de mettre de la transparence dans ces dispositifs afin d’éviter tout conflits d’intérêts.

Il y va de l’éthique et de l’indépendance des pouvoirs publics.

26 octobre 2009

PETITION : OUVRONS LES PORTES, Pour un accès des filles à tous les internats de prépa

 

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Par la présente pétition, nous dénonçons les inégalités entre filles et garçons scolarisés en Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles (CPGE) dans l’accès aux internats de leurs lycées.

 

En France, sur 16 académies, 3412 places d’internats (36%) sont proposées en CPGE aux filles contre 6087 places pour les garçons (64%). Certains lycées ont même choisi de n’héberger que des garçons… Pourquoi accepter cette exclusion parfois systématique des filles ?

Une étudiante discriminée en raison de son sexe est amenée à chercher parmi des logements  : moins nombreux, à coût plus élevé, plus distants, souvent tenus par des institutions religieuses (n’offrant pas aux filles les mêmes conditions de laïcité qu’aux garçons dans les internats des lycées publics). Les jeunes filles issues de milieux socialement défavorisés sont particulièrement vulnérables face à cette privation de ressources.

Ces inégalités d’accès au logement induisent des inégalités en termes d’éducation :

1.  les temps de transports plus longs entre le domicile et le lieu d’étude sont pris sur le temps d’étude ou de repos, parfois limité en CPGE.

2. elles ne peuvent bénéficier des mêmes conditions de travail que les garçons : bibliothèque du lycée, travail en groupe, restauration, équipements sportifs…

Les solutions alternatives actuellement proposées à ces filles, scolarisées dans des lycées dont l’internat est réservé aux garçons, sont discriminantes socialement et scolairement.

Nous,  collectif d’associations Ouvrons les portes ! (Paris Montagne, Femmes et Sciences, Femmes et Mathématiques, Femmes Ingénieurs) avons donc décidé de saisir la HALDE pour que TOUS les internats de CPGE soient ouverts aux filles comme aux garçons.

Si vous pensez que l’internat est une aide qui devrait être accordée non pas en fonction du sexe mais en fonction  du mérite scolaire, de la distance et de la condition sociale,  soutenez-nous en signant cette pétition !

http://www.ouvronslesportes.org/

19 octobre 2009

Le centre IVG de Bobigny ne doit pas fermer !

 

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Une menace de fermeture pèse sur le centre d’interruption volontaire de grossesse de Bobigny.

En effet, l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris envisage, dans le cadre du regroupement hospitalier Avicenne-Jean-Verdier-René Muret, de transférer l’activité de cette unité sur le site de Bondy.

Une telle décision serait dramatique au sens où dans notre département les contraintes sociales et financières constituent un frein très puissant à l’accès des femmes aux soins.

Il faut savoir par ailleurs qu’en l’espace de quinze ans, on est passé en Seine-Saint-Denis de 25 à 13 centres IVG. Il faut actuellement attendre 2 à 3 semaines pour avorter en Ile-de-France alors que la Haute Autorité de la santé recommande une prise en charge sous 5 jours.

 Cette régression serait plus grave encore si l’on passait à 12 centres alors que ce sont près de 800 femmes qui chaque année avortent à Avicenne et qui seront obligées, en cas de fermeture d’Avicenne, de se rendre dans les quatre autres centres hospitaliers ou  de faire appel aux cliniques privées , cliniques privées qui souvent ne respectent pas les tarifs réglementaires ou refusent de prendre en charge les mineures ou les étrangères sans papier.

Enfin, Bobigny présente l’avantage d’être central et bien desservi par les transports, notamment par le tramway.

Il est donc impératif que ce centre puisse poursuivre son activité.

15 octobre 2009

Présidence de l’EPAD : la monarchie s’installe

JS

 

Ni la jeunesse, ni le manque d’expérience, ni la question des diplômes ne peuvent servir d’arguments pour dénoncer le projet d’attribution de la présidence de l’EPAD a Jean Sarkozy.

La seule question qui, à mon sens, mérite d’être posée, est la suivante : s’il ne s’appelait “Sarkozy”, le fils du président de la République se serait-il présenté pour endosser cette responsabilité ?                               

Bien sur que non, et c’est là qu’il y a problème. Car, au-delà des votes organisés d’avance, cette manipulation, pour ne pas dire “machination”, marque un basculement délibéré, dangereux et inquiétant  de notre République vers une monarchie.