Archives Mensuelles: novembre 2008

RASED , Ecole publique à Epinay

clip_image002Je souhaite ici souligner le caractère pour le moins opportuniste du « soutien » aux RASED manifesté par le maire de droite d’Epinay S/Seine alors que ses propres élus se sont récemment abstenus dans les conseils d’école de la ville sur le vote d’un vœu de soutien aux RASED proposé par les équipes éducatives.

En effet, la cohérence globale d’un soutien à l’Ecole publique et aux enseignants voudrait par exemple :

-que l’on soutienne le droit à la scolarisation des enfants de moins de trois ans en maternelle, ce qui n’est pas le cas à Epinay S/Seine

-que l’on soutienne les enseignants en grève en ne mettant pas en place le service minimum d’accueil, ce qui n’est pas le cas à Epinay S/Seine

-que l’on vote la défense des RASED lorsque les enseignants sollicitent ce soutien en conseil d’école, ce qui n’a pas été le cas à Epinay S/Seine

-que l’on manifeste un soutien indéfectible aux enseignants qui se battent depuis bien des années contre les fermetures de classes à Epinay S/Seine, ce qui n’est pas le cas à Epinay S/Seine

L’Ecole publique ne peut être soutenue par simple opportunisme en fonction du moment.

La défense du service public d’enseignement est pour moi un combat de toujours car une société sans Education et sans une Ecole publique de qualité est une société sans avenir.

Pour une régie directe de l’eau


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A Epinay, le mode actuel de la gestion de l’eau par délégation au privé n’apporte pas satisfaction.

 

Depuis 1923, la gestion de l’eau pour les villes de Plaine Commune est déléguée au Syndicat des eaux d’Ile-de-France (SEDIF), établissement public qui regroupe 144 communes de la région parisienne représentant plus de 4 millions de personnes desservies (540 000 abonnés)

 

L’exploitation est déléguée par le SEDIF à la société Veolia Eau (anciennement Générale des Eaux) par contrat de régie intéressée.

Ce mode de gestion permet à Veolia d’accroître ses marges bénéficiaires, au détriment de l’intérêt des usagers.

 

Ces dernières années, plusieurs rapports et études ont relevé les « désavantages » du système actuel et ont pointé une série de dérives liées à la gestion privée:

 

un manque de transparence du concessionnaire,

une difficulté pour les élus à accéder à certaines informations,

un surcoût pour l’usager.

 

Sur ce dernier point il a été estimé qu’un retour à en régie directe de l’eau permettrait de proposer aux usagers le prix du mètre cube le moins élevé : D’un peu plus de 1,70€ aujourd’hui, nous pourrions passer à environ 1,45€ soit une baisse de près de 15%.

 

Le Contrat de 20 ans avec Véolia, qui expire le 31 décembre 2010 donne enfin l’occasion de revenir à une gestion en régie publique directe : sachons saisir cette occasion pour réduire les dépenses de nos concitoyens.