Archives Mensuelles: mars 2009

Procès Colonna : un sentiment de malaise

Loin de moi l’idée de vouloir remettre en cause une ytdécision de justice. Pour autant, en tant que citoyen, j’éprouve un malaise certain à l’issue de la condamnation à perpétuité avec une peine de sûreté de 22 ans pour Yvan Colonna.

Non pas que je puisse dire ici que cet homme est innocent. Mais à ce jour aucune preuve tangible n’a pu être produite pour valider sa culpabilité.

Condamner à perpétuité un homme sans aucune preuve avérée mais seulement sur la base de témoignages depuis remis en cause : cela m’interpelle et m’inquiète.

Et je ne peux oublier les propos de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’intérieur, qui parla , sans aucune preuve, de l’arrestation de « l’assassin » du préfet Erignac lorsque Colonna fut appréhendé.

Régressions

En catimini, sans en informer la population , le maire d’Epinay a arbitrairement décidé de supprimer les Fêtes de Seine ainsi que le café d’été.clip_image0024

Si je ne l’avais pas interrogé sur ces deux points lors du dernier conseil municipal, aujourd’hui encore cette décision serait dissimulée.

Et pour cause : cette double suppression va pénaliser les habitants de notre ville. Créées en 1996 par des acteurs associatifs, les fêtes de Seine constituaient un moment fort de la vie locale en termes de festivité et d’animation. Quant au café d’été, le maire actuel n’a jamais su le gérer ni le développer pour en faire un lieu de convivialité dans un cadre environnemental unique et préservé.

Plutôt que d’invoquer des questions de coût financier, le maire gagnerait à faire des choix plus justes comme par exemple la diminution du coût de ses vœux qui ne concernent que très peu d’habitants de notre ville.

Il gagnerait également en crédibilité s’il commençait par informer la population de cette double suppression qui constitue une nouvelle dégradation de la vie locale sur le plan de l’animation et du vivre-ensemble

 

 

La révolte des salariés

 Le mouvement social qui prend de l’ampleur traduit non seulement un mécontentement des Français mais aussi une amorce de révolte face à l’injustice et à l’aggravation des inégalités, résultats de la politique du gouvernement Sarkozy-Fillon.

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LesFrançais ne sont pas dupes : au moment où 75000 entreprises (1/10 du total des entreprises de notre pays !) menacent de fermer, au moment les suppressions d’emplois touchent tous les secteurs économiques – automobile, nouvelles  technologies , chimie-pharmacie ,agro-alimentaire, banques, bâtiment, habillement, commerce….-, au moment où ce gouvernement totalement autiste réaffirme son refus d’un nouveau sommet social et de mesures d’aides supplémentaires, les français approuvent à 74% le mouvement social qui s’engage.

Les salariés du service public sont massivement rejoints par ceux du secteur privé : la révolte gronde.

Dans le même temps, l’opinion publique juge à 62 % comme mauvaise la politique économique mise en œuvre actuellement.

 

TOTAL : une responsabilité sociale et économique

Le groupe pétrolier Total, qui a dégagé en 2008 le plus gros profit jamais réalisé par un groupe français (13,9 milliards d’euros), a annoncé une restructuration de ses activités de raffinage en France, restructuration qui va entraîner 555 suppressions de postes. clip_image0022

Cette décision est particulièrement choquante, qui plus est lorsqu’il s’agit  d’une grande entreprise qui a beaucoup été aidée par l’Etat et donc par l’argent des contribuables.

 

Face à cette situation, les mesures doivent être à la hauteur des enjeux : l’Etat doit non seulement prélever les bénéfices du groupe pétrolier et les réinjecter massivement dans les énergies alternatives mais il doit aussi conditionner les aides publiques au développement de l’emploi et notamment à l’apprentissage et à l’emploi des jeunes.

 

Le scandale des loyers

 L’augmentation des loyers est devenue aujourd’hui une affaire nationale, un scandale qui ne peut durer.

En région parisienne et dans les grandes métropoles régionales, les loyers ont augmenté de 60% en 10 ans, portant ainsi le coût du logement à un niveau historiquement haut.

Dans le même temps, le déséquilibre structurel entre l’offre et la demande locative est favorable aux bailleurs : à la relocation, les loyers ont bondi de 7% en 2004, de 6,4% en 2005 et 2006, de 5,7% en 2007 ou encore de 7,6% en 2008.clip_image0021

Des augmentations 4 fois supérieures  à l’inflation !! Enfin, l’inflation locative a fait un bond  de 40,4% en dix ans !!

Face à cette situation qui, une fois de plus, pénalise les  plus modestes, il est urgent :

-de revaloriser immédiatement les allocations logement de 10%

-de geler les loyers dans les zones de forte augmentation en 2009 et 2010

-de limiter la hausse de l’ensemble des autres loyers au taux d’inflation