Archives Mensuelles: avril 2009

Chômage : Epinay lourdement frappé.

yt2Avec une augmentation de 2660 chômeurs  en l’espace d’un an, soit une augmentation de 11%, notre ville fait partie des 10 villes de notre département où le chômage augmente le plus.

Cette dure réalité constitue une aggravation sans précédent de la vie des spinassiens, frappant les jeunes comme les moins jeunes.

Si la crise internationale peut expliquer pour partie cette situation, la responsabilité du gouvernement de Nicolas Sarkozy est très lourdement engagée.

En mettant en œuvre une politique fiscale favorable aux plus riches (l’État a remboursé 368 000 euros à chacun des 834 contribuables les plus riches de France) , en supprimant des postes dans la fonction publique, en gelant des dotations d’État aux collectivités locales, en refusant de relancer la TVA pour relancer la consommation, en abandonnant les salariés licenciés sans empêcher les licenciements boursiers, la droite de Sarkozy creuse les inégalités et enfonce davantage les plus modestes dans la précarité.

 

C’est la triste réalité dans notre ville et c’est pour cela que les élections européennes prennent tout leur sens car c’est aussi au niveau de l’Europe que des solutions peuvent être mises en œuvre, comme par exemple un grand plan de relance de l’activité dans des domaines comme les transports et les grands travaux d’équipements collectifs, plan qui créerait l’équivalent de 10 millions d’emplois en dix ans.

La situation de l’hôpital public est grave et la loi Bachelot va l’aggraver

La situation de l’hôpital public est grave et la loi Bachelot va l’aggraver.

En transformant l’hôpital en véritable entreprise, en imposant une logique comptable, cette loi va dans le sens opposé à celui d’une amélioration de la qualité des soins.clip_image0021

Cette réforme s’accompagne de surcroit d’une suppression massive et injustifiée d’emplois d’infirmiers et d’aides soignantes.

Enfin, cette loi met en place une gouvernance de l’hôpital non indépendante avec un directeur doté de tous pouvoirs, nommé par les agences régionales d’hospitalisation, c’est-à-dire par le pouvoir politique.

Autant dire que cette loi met en œuvre la fin de l’indépendance de l’hôpital.

Les professionnels de l’hôpital ne s’y sont pas trompés : pour la première fois, les plus grands chirurgiens, cardiologues, neurologues ont lancé un « appel contre la mort de l’hôpital public », soutenu par toutes les catégories de personnels.

C’est un enjeu majeur pour le droit à la santé dans notre pays.

Conflits sociaux : la faillite d’un système

Ouvriers de Continental saccageant la sous-préfecture et une partie de leur usine, dirigeants de Molex séquestrés pendant 40 heures, dialogue dans l’impasse chez Caterpillar, série de séquestrations de cadres d’entreprises touchées par des réductions d’effectifs : les salariés, premières et principales victimes de la crise, radicalisent leurs actions.yt-3

Si elles ne sont ni acceptables ni excusables, pour autant ces explosions de colère traduisent à l’évidence l’échec  du dialogue social dans notre pays mais aussi un immense désespoir et une forme de stratégie de négociation ultime.

A force de ne pas être entendus, à force d’être « menés en bateau » avec des promesses jamais tenues, à force de supprimer des emplois dans des entreprises qui pour certaines font des bénéfices et qui pour d’autres délocalisent leurs activités et donc les emplois, il devient quasiment impossible de garder raison et sang-froid.

Dans un contexte de crise qui frappe durement les salariés et qui voit au quotidien  l’enrichissement d’un certain nombre de dirigeants d’entreprises (parachutes dorés, indemnisations), comment s’étonner de cette évolution des conflits sociaux et surtout, comment ne pas y voir la faillite totale d’un système qui aggrave les inégalités et qui chaque jour enfonce  davantage les plus modestes ?

Courez voir l’exposition « Le Petit Nicolas »

Le Petit Nicolas a 50 ans ! A cette occasion, la Mairie de Paris a décidé de lui rendre hommage, à partir du 6 mars 2009, à travers la première exposition jamais consacrée à ce personnage de bande dessinée créé en mars 1959 par l’écrivain René Goscinny et le dessinateur Jean-Jacques Sempé. clip_image002

Se plonger dans une histoire du Petit Nicolas, c’est retrouver l’insouciance de l’enfance. Insouciance bercée de l’amour inconditionnel des parents, du souvenir de l’odeur de la craie et du bruit des billes qui s’entrechoquent.

Pour la première fois, plus de 160 dessins originaux de Sempé, accompagnés des manuscrits de Goscinny sont exposés au public à l’Hôtel de Ville de Paris du 6 mars au 7 mai 2009.

Les documents inédits puisés dans les archives personnelles de René Goscinny et de Jean-Jacques Sempé établissent un émouvant dialogue entre la machine à écrire de l’un et la planche à dessin de l’autre.

De ce dialogue vont naître des enfants aux prénoms étranges et drôles : Clotaire, Agnan, Rufus, Alceste, Eudes, Geoffroy, Joachim et bien sûr Nicolas accompagné de son père, sa mère et de sa jolie maîtresse d’école.

Tout l’univers de ce héros d’encre et de papier est célébré en 2009 à travers cette exposition à l’Hôtel de Ville de Paris.

C’est un véritable moment de bonheur. Et une occasion de faire découvrir aux plus jeunes  les héros de notre jeunesse…

Fêtes de « Pâques » : retour à la réalité

Sans vouloir jouer les rabat-joies, et n’en déplaise aux amateurs de chocolat, profitons de la période pour rappeler une réalité bien inquiétante.yt1

Plus de 250 000 enfants travaillent actuellement dans les plantations de cacao d’Afrique de l’Ouest dans d’affreuses conditions.

Près de la moitié de ces petits ouvriers vaporisent à tour de bras, sans aucune protection, des pesticides et jouent de la machette pour fendre les cabosses contenant les cabosses de cacao.

En période de récolte, ces enfants travaillent douze heures d’affilée. Si les géants du chocolat ont signé il y a huit ans un protocole pour réduire d’au moins 50 % les formes d’exploitation les plus sévères d’ici à 2005, ils ont demandé le report de cette échéance à 2010 tout en sachant pertinemment qu’il n’existe aucun contrôle pour plus de 40 % de la production mondiale.

Joyeuses Pâques !