Archives Mensuelles: septembre 2009

La Seine-Saint-Denis investit dans ses collèges

C-BARTOLONE

 

 

 

« C’est ici que se prépare l’avenir ». A Gagny, le 10 septembre, Claude Bartolone, président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, inaugurait le collège Pablo Neruda.

 

Dans ce département où les difficultés ne manquent pas, l’événement témoigne de la volonté départementale en faveur de l’éducation. Rénovation, sécurité, informatisation… Il s’agit de faire des jeunes du 93 des citoyens de la République du 21ème siècle.

Comment améliorer la réussite scolaire et éducative en Seine-Saint-Denis ? Depuis 6 mois, 3 expérimentations ont été engagées par le conseil général, en collaboration étroite avec l’éducation nationale,  dans 7 collèges sur 3 thématiques ciblées : actions sur le temps extra scolaire, renforcement de la coopération avec les associations de prévention spécialisée et prise en charge des élèves exclus temporairement ou définitivement de leur collège.

Un premier bilan de ces expérimentations a été présenté le 18 juin par Mathieu Hanotin, vice-président chargé des questions éducatives à la réunion du conseil général présidé par Claude Bartolone.

L’ouverture d’activités sur le temps extrascolaire, le samedi matin, est apparue comme un bon moyen d’intéresser également les parents. Les thématiques retenues sont le plus souvent transversales (lien avec la vie du quartier, entraînement aux TICE, orientation, fonctionnement du collège, etc.) Les associations locales ou d’éducation populaire sont très présentes dans le dispositif. Les équipes pédagogiques se sont parfois mobilisées, toujours sur la base du volontariat.

La question de la responsabilité juridique sur cette période de hors temps scolaire reste le frein le plus important, fortement exprimé dans quelques autres établissements sollicités qui n’ont pas voulu s’engager. Une convention précisant les responsabilités de chacun va être élaborée pour lever cette difficulté.

Le dispositif d’accueil des collégiens exclus temporairement ou définitivement  vise à leur offrir à la fois un soutien scolaire et un parcours éducatif, généralement mené avec l’aide des associations. Que le travail scolaire soit proposé par les collèges ou des tuteurs étudiants, la réussite du parcours suppose une étroite relation entre les différents acteurs, dont au premier chef l’éducation nationale, le jeune et sa famille. Plus de 110 exclus de 9 collèges ont fréquenté ce dispositif sur cette année scolaire.

 Le renforcement de l’action des équipes de prévention spécialisée en direction des collèges vise à mettre le savoir-faire de ces équipes à disposition de manière plus lisible et plus évidente. Ce rapprochement peut être une ressource pour les équipes de vie scolaire, dans le cas de situation d’élèves très en difficulté, il peut aussi faciliter des actions de médiation avec les parents ou des actions collectives de tous ordres.

Compte tenu des demandes de nombreux autres collèges, le dispositif devrait être développé et diversifié en 2009-2010.

 

Non à la suppression du Défenseur des enfants

Enfants

 

 Dans un communiqué de presse, la Défenseure des enfants annonce découvrir « avec stupeur » que « le gouvernement a décidé de supprimer le Défenseur des enfants » à travers deux projets de loi présentés lors du Conseil des ministres du 9 septembre 2009.

Alors même que se prépare le 20e anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant, je partage largement les craintes exprimées par Dominique Versini.

La création d’un « Défenseur des droits », qui verra de fait son action limitée au traitement des réclamations et n’englobera plus la promotion et la défense de tous les droits fondamentaux, ne peut en aucun cas compenser les missions actuelles du Défenseur des enfants.

L’action du Défenseur des enfants recoupe nombre des préoccupations des enseignants des écoles, que ce soit sur la scolarisation des élèves en situation de handicap, celle des enfants roms ou sur tout ce qui touche aux situations de maltraitance et de protection de l’enfance.

Je reste profondément attaché à l’existence d’une instance indépendante dédiée spécifiquement aux enfants, qui a prouvé son efficacité en matière de recours, de médiation et d’accompagnement pour le respect de leurs droits.

Ce travail a d’ailleurs été reconnu en France, en Europe et au plus haut niveau des instances internationales : il s’inscrit précisément dans les recommandations de l’ONU.

Cette suppression constitue une atteinte directe au respect des droits des enfants et des explications sont nécessaires sur les attendus d’une décision aussi grave.

André nous a quittés

André FORTANE nous a quittés il y quelques jours. Nous perdons un grand homme, je perds un ami.

Homme de courage, Homme de convictions, j’ai vu André consacré toute une partie de sa vie à rencontreytr les élèves du primaire au lycée pour témoigner de ce qu’il vécut quand il fut déporté au camp de Dora pendant la seconde guerre mondiale, contribuant ainsi à construire pour les jeunes cette citoyenneté sans laquelle nulle vie n’est possible en société.

Et puis, nous avions un lien très fort qui nous unissait : celui de la laïcité dont il était un infatigable militant, cette laïcité inscrite au cœur même de notre République.

A Annette son épouse, je veux dire ici tout mon soutien, toutes mes pensées et tout mon réconfort.

Et modestement, mais avec force et conviction, je vais poursuivre, avec d’autres, sur le chemin tracé par André.

Jeunesse: une priorité

Une récente enquête a montré que les 11-18 ans sont moins déboussolés qu’on pourrait le penser face à un avenir pour le moins incertain.                               clip_image002

Pour ces jeunes, les parents restent une autorité de première importance et l’éducation est toujours considérée comme primordiale par rapport au futur professionnel.                                  

Raison de plus pour mettre en place une politique forte en direction de la jeunesse, politique qui, convenons en, fait encore cruellement défaut a ce jour.          

Car la réalité est terrible : les jeunes sont frappes par un taux de chômage deux fois supérieur a la moyenne nationale et ils sont exclus de la plupart des dispositifs de solidarité.                                    Plutôt que de grands discours stériles et convenus, il est grand temps de placer les jeunes au cœur d’une politique volontariste et ambitieuse.

Bonus bancaires : la honte

bank 

 

 

 

 

 

 

 

 

La polémique déclenchée suite au bonus de 1 milliard réservé par une banque à ses traders est légitime.

Cette banque, comme beaucoup d’autres, est bénéficiaire  alors que ses gains et ses bénéfices ne profitent pas à notre économie. Cette banque a été aidée par l’Etat, donc par l’argent des Français, à hauteur de 5 milliards d’euros et son PDG a annoncé vouloir « attendre 2010 pour décider du remboursement » des concours offerts par l’Etat.

De qui se moque-t-on ? Et si les clients de cette banque décidaient à leur tour de choisir l’échéancier qu’ils souhaitent pour rembourser leur emprunt ?

Plutôt que de récompenser des traders devenus chasseurs de prime, les banques feraient mieux d’utiliser leurs provisions pour rembourser les Français qui les ont aidées quand ces banques étaient au plus mal.

Quant au président de la République et à son gouvernement, on attend encore qu’ils fassent preuve de sévérité, au-delà des déclarations d’intention et des promesses stériles  alors que les financiers recommencent à prospérer en toute impunité après avoir englouti les aises de l’Etat.