
A force d’entendre le gouvernement nous dire que finalement, en France, la situation n’est pas pire qu’ailleurs, on en arriverait presque à oublier des réalités quotidiennes de notre beau pays.
Les rémunérations moyennes des Français sont par exemple inférieures à celles des Allemands ou des Anglais alors que notre productivité par personne est supérieure à celle de la majorité des pays européens.
Un quart des salariés de notre pays ont un contrat précaire et c’est en France que le stress au travail est le plus fortement ressenti (voir France Telecom et autres entreprises…).
Face à ces réalités peu honorables, on nous dit que finalement, face à la montée du chômage, ceux qui ont encore un emploi peuvent s’estimer heureux et qu’en ce sens ils doivent renoncer à toutes revendications liées à l’amélioration des conditions de travail.
Pire que cela : le gouvernement s’attaque prioritairement à la réforme fiscale des indemnités des accidents du travail et dans le même temps exonère par exemple les plus-values sur la vente des chevaux de course, refuse de s’en prendre aux niches fiscales…
Bref, on ne prête qu’aux riches.