Archives Mensuelles: septembre 2010

La Fédération Nationale des Elus Socialistes et Républicains dénonce le mauvais coup porté aux collectivités locales avec l’annonce du budget de l’Etat pour 2011.

Alors que le Gouvernement persiste à mener une politique fiscale injuste au profit des plus riches – avec le maintien du paquet fiscal et le refus d’une contribution plus forte des revenus du capital – et inefficace en matière d’emploi et de croissance, le ministre du Budget vient d’annoncer le gel des dotations de l’Etat aux collectivités locales. Ce gel, du fait des critères de répartition des enveloppes budgétaires, va entraîner une baisse de la dotation globale de fonctionnement pour 20 000 des 36 000 communes.

Cette mesure est injuste car elle frappe les collectivités locales que l’Etat avait déjà affaiblies en supprimant la taxe professionnelle et en ne compensant pas l’intégralité des charges transférées. Elle est injuste aussi car les collectivités représentent moins de 10% du total de la dette publique et que chacun de leur emprunt est adossé à un investissement alors que l’Etat emprunte pour payer ses dépenses quotidiennes.

Cette mesure de gel des dotations est une mesure dangereuse. Dangereuse pour l’activité économique alors que les collectivités représentent plus 70% de l’investissement public. Associés au projet de réforme des collectivités, ce gel des dotations va entraîner un recul fort et néfaste de l’investissement public aux dépens de la croissance.

Les élus socialistes et républicains regrettent et dénoncent cet acharnement de l’UMP sur les collectivités locales qui sont aujourd’hui le dernier rempart face aux désengagements de l’Etat et au recul des services publics.

La FNESR prépare un projet de refonte globale de la démocratie locale et de l’aménagement du territoire. Fiscalité, compétences, organisation, partenariats et statuts des élus locaux doivent être traités dans un même texte. En 2012, nous abrogerons la réforme des collectivités imposée par l’UMP et nous rétablirons un lien de confiance entre l’Etat, les collectivités locales et les citoyens pour garantir le développement de tous les territoires et réduire les inégalités.

EPINAY : LES ELEVES VICTIMES DES SUPPRESSIONS DE POSTES

Les élèves des écoles d’Epinay pâtissent d’ores et déjà des suppressions de postes dans l’Education nationale.

En effet, alors que la rentrée scolaire vient à peine d’avoir lieu, il n’y a déjà plus de moyens en remplaçants sur les écoles de la ville.

C’est ainsi que des élèves de certaines écoles (par exemple l’école Jean-Jacques Rousseau sur le quartier d’Orgemont) n’ont plus d’enseignant depuis plus de dix jours, faute de remplaçants !

Face à cette situation injuste et inacceptable, je soutiens les actions des parents et des enseignants qui, sous des formes diverses, se battent pour obtenir les moyens nécessaires au bon fonctionnement du service public d’enseignement.

Je saisis par ailleurs le Ministre de l’Education nationale pour lui demander de mettre les moyens nécessaires à la réussite de chaque jeune de notre commune.

Vous avez dit « privilégiés » ?

Grâce à M.Sarkozy, 18674 contribuables ont reçu un chèque de remboursement du Trésor public au titre des impôts qu’ils ont payé en 2009, soit près de 3000 de plus que l’année précédente, avec un coût pour l’Etat qui s’est amplifié pour atteindre 679 millions d’euros.

Combien ces contribuables ont-ils touché ? En moyenne 36 186 euros. Les plus « pauvres » d’entre eux (9789) se sont partagé 5,40 millions d’euros.

Les plus riches se sont partagé 623,50 millions d’euros, soit 91 % des restitutions.

C’est ainsi que 1169 contribuables ont récupéré un chèque de 362 126 euros….

Vous n’en faites pas partie, moi non plus mais consolons-nous, le gouvernement ne nous oublie pas : Sarkozy et ses amis viennent de décider un nouveau plan d’économies qui prévoit :

-la baisse du remboursement des médicaments

-une augmentation du prix des consultations

-une diminution des prises en charge des affections longue durée

Toutes ces décisions risquant évidemment de générer une hausse des complémentaires  santé.

Vous avez dit … « privilégiés » ?

EPINAY: DES ENFANTS PRIVES D’ECOLE MATERNELLE. L’ACCOMPAGNEMENT EDUCATIF SACRIFIE

Contrairement aux apparences, la rentrée scolaire se passe mal sur notre ville, sur au moins deux points .

-La maternelle tout d’abord : à ce jour, ce sont plusieurs dizaines d’enfants âgés de 3 et 4 ans qui n’ont pas de place à l’école. Cette situation est scandaleuse et inacceptable.

Cette dégradation dans notre ville résulte de l’absence totale de reconnaissance de l’école maternelle comme élément-clé de la réussite scolaire par le gouvernement actuel. Les restrictions du budget de l’Education nationale décidées par le gouvernement Sarkozy-Fillon retombent directement sur le fonctionnement de l’école maternelle qui, très souvent, devient une variable d’ajustement de la carte scolaire, et ce sont aujourd’hui des enfants âgés de trois ans et plus qui ne sont toujours pas scolarisés à Epinay faute de places dans les écoles !

-L’accompagnement éducatif ensuite : sur les 20 clubs « coup de pouce » du Plan de Réussite Educative mis en place depuis plusieurs années sur la ville , 9 ont été supprimés et les 11 restants auront lieu de novembre à avril au lieu d’octobre à mai.

Cette mesure est à la fois inacceptable, irresponsable et inqualifiable.

Inacceptable, car une politique éducative se construit au fil du temps.
Irresponsable, car l’argent public dépensé l’an dernier pour cet accompagnement l’a été en pure perte, du fait de cet abandon précoce. Inqualifiable, car la mesure, annoncée lors de sa mise en place à grands renforts de tambours et trompettes, a été supprimée en catimini à la rentrée, sans même prévenir les enseignants, les parents d’élèves et la municipalité.

La remise en cause de ce dispositif  va peser sur les familles les plus modestes et sur les collectivités qui, une fois de plus, vont payer la facture de ce nouveau désengagement de l’Etat.

C’est pourquoi, aux côtés des parents et des enseignants, je demande :

-les moyens humains permettant la scolarisation de tous les enfants de trois ans révolus ainsi que la scolarisation des enfants de moins de trois ans dont les parents en font la demande.

-le rétablissement du dispositif de l’accompagnement éducatif et de l’ensemble des clubs « coups de pouce » qui permettent aux enfants de notre ville de pouvoir bénéficier d’une aide essentielle pour leurs apprentissages.

A Epinay S/Seine comme partout ailleurs, le service public et laïque d’éducation doit garantir l’égalité des chances  ainsi que la démocratisation de la réussite scolaire à chaque jeune.

L’Institut National de Recherche Pédagogique en danger

Le Ministère de l’Education nationale se désengage actuellement de l’Institut National de Recherche Pédagogique , institut au service de la communauté éducative dans des domaines aussi essentiels que la recherche en pédagogie, la production de ressources et la formation des enseignants.

L’originalité et la force de l’INRP, qui dépend actuellement du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et du Ministère de l’Education Nationale , c’est d’articuler recherche et terrain en associant des chercheurs universitaires ainsi que des enseignants du 1er degré et du second degré dans des travaux communs. Cette originalité est garante de la qualité reconnue des productions de l’INRP.

Si le Ministère de l’Education abandonne l’INRP, ce sont les moyens mis à sa disposition qui se trouveront fortement diminués. La recherche pédagogique au sein du service public d’éducation se trouve donc fortement menacée à son tour, après le coup porté à plusieurs associations pédagogiques au début de l’été.

Au moment précis où la formation pédagogique initiale des enseignants disparaît, alors que les besoins en ressources pédagogiques n’ont jamais été aussi grands, une telle décision serait désastreuse !