Archives Mensuelles: octobre 2010

Respecter la laïcité

Les récents événements survenus au sein de la Mosquée d’Epinay S/Seine sont en partie liés à la façon dont le maire a géré ses relations avec les responsables de ce lieu.

En effet, en voulant depuis le début s’ingérer dans le choix des personnes gestionnaires de ce lieu, en refusant de considérer qu’il revient d’abord et avant tout à l’ensemble des utilisateurs de ce centre de choisir démocratiquement et en toute indépendance leurs responsables , en signant en catimini une nouvelle convention sans aucune information ni concertation, sans qu’aucune personne de ce lieu  n’ait eu voix au chapitre , le maire d’Epinay a fortement contribué à la situation actuelle.

J’en appelle donc au respect le plus absolu du principe de laïcité, fondement de notre République, pour que les utilisateurs de ce centre puissent décider par eux-mêmes de ce qu’ils souhaitent, sans aucune ingérence des élus quels qu’ils soient.

Jean-François Copé a tout faux

En proposant la mise en place d’un examen de passage au collège et l’organisation de tout le programme de l’école primaire dans cette perspective le président du groupe UMP à l’Assemblée fait fausse route.

L’école française souffre déjà de sa tendance à organiser un tri scolaire et social dès le plus jeune âge. Conséquence de cette compétition généralisée, les élèves de notre pays sont parmi les plus stressés et, lorsqu’ils sont en difficulté, les plus en souffrance. Le retour d’un archaïque certificat d’étude, couperet de la scolarité primaire ne peut qu’aggraver cette situation. Les mieux à même d’évaluer les élèves et leurs difficultés sont leurs enseignants.

Il est par ailleurs inquiétant d’entendre Jean-François Copé prôner le redoublement du CM2 pour les élèves qui ne seraient pas au niveau. Envisage-t-il de faire redoubler 40% des enfants c’est-à-dire le nombre de ceux qui ont des lacunes sérieuses en lecture, écriture et calcul ? A moins qu’il ne s’agisse en réalité de préparer les esprits à la mise en place, au collège, d’une scolarité à deux vitesses…

La réflexion doit se porter sur les causes des problèmes et pas sur ses conséquences.
Le vrai problème, c’est le sous-investissement dont souffre l’école primaire en France, alors que beaucoup se joue pour les enfants à cet âge.

 

ISF: la droite se trompe

Contrairement aux assertions de l’UMP, l’ISF n’est pas aussi inutile que cela.

Une récente études des syndicats des Finances indique que cet impôt rapporte 3,3 milliards par an  à l’Etat.

Mais surtout, contrairement à ce qu’affirme la propagande sarkozyste depuis des années,l’ISF ne fait pas fuir grand monde à l’étranger.

Selon les statistiques diffusés par les syndicats,les fortunés ne sont que 821 à avoir quitté le pays l’an dernier, contre 384 en 2001, alors qu’entre temps le nombre d’assujettis à l’ISF est passé de 269 448 à 563 966 du seul fait de l’explosion du prix de l’immobilier.

Il faudra donc que l’UMP et son président trouvent un autre argument pour supprimer l’ISF.

RENOVATION URBAINE A EPINAY: LA REGION FINANCE

A Epinay, la Région où siège Yannick Trigance a subventionné :

-la démolition, la création et la requalification des logements à hauteur de 3 748 941 euros sur les quartiers du centre-ville, de La Source/Les Presles, du quartier d’Orgemont et du 77 avenue d’Enghien.

-Centre-ville :

Ø  Reconstruction de la maternelle La Venelle : 593 451 euros

Ø  Construction du centre de loisirs de la Chevrette : 94 501 euros

Ø  Construction de la Médiathèque : 1 372 041 euros

-La Source/Les Presles : construction de la maternelle R.Rolland : 662 047 euros

La Région reste, avec l’ANRU et les bailleurs, le principal financeur de la Rénovation urbaine.

Ces financements vont permettre d’améliorer la qualité de vie sur tous les quartiers de la ville : requalification des espaces publics (réaménagement du cœur d’îlot du Parc central d’Orgemont), rénovation et amélioration de l’offre en équipements (construction de la médiathèque), création de jardin public (77 avenue d’Enghien), développement des liaisons inter-quartiers sur la Source-Les Presles…..

La Région Ile-de-France vote 40 millions d’euros en faveur du logement et du renouvellement urbain

Une Région bouclier social

La Région soutient la lutte contre l’habitat indigne et insalubre en finançant les travaux d’urgence des copropriétaires en difficultés. Une enveloppe de 1,22 millions d’euros a été votée pour désamianter les toitures-terrasses du Chêne-Pointu à Clichy-sous-Bois (93) et aider la ville d’Aubervilliers dans sa campagne de lutte contre le saturnisme.

La région participe également au renouvellement urbain des quartiers franciliens. Ainsi, au cours de cette commission permanente, la Région engage plus de 15 millions d’euros pour le renouvellement urbain des quartiers difficiles. Et notamment à Clichy-sous-Bois/Montfermeil (93) avec la création de squares dans les quartiers du Plateau et du Grand ensemble, à Garges-lès-Gonesse (95) avec la création d’un espace associatif, mais aussi à Sarcelles (95) avec la création du groupe scolaire Saint-Exupéry, Evry (91) dans le quartier des Pyramides, …

Une Région visionnaire et solidaire

La Région finance aussi la construction de logement social pour offrir des logements à des prix abordables et à proximité immédiate des pôles d’emploi aux populations les plus fragiles. A travers une subvention de 19 millions d’euros, la Région permet la création de 1.798 nouveaux logements sociaux et très sociaux en Ile-de-France.

Sans oublier le développement du logement pour les jeunes et les étudiants: plus de 5 millions d’euros ont été votés en commission permanente pour la création de 495 places en résidences étudiantes (à Paris, Seine-Saint-Denis, Yvelines) et 163 places en foyer jeunes travailleurs (à Paris, Aubervilliers, Issy-les-Moulineaux).

Lors de sa sortie à Aubervilliers dans 4 quartiers où la région intervient,  Jean-Paul Huchon et Emmanuelle Cosse ont constaté combien « l’engagement de la Région est  réel, visible pour les bailleurs, les copropriétaires qui ne peuvent plus faire face à leurs charges, les habitants. Et combien le désengagement criant de l’Etat pénalise des opérations pourtant urgentes et nécessaires et suscite inquiétude et colère dans ces quartiers. »