Archives Mensuelles: mars 2011

SOUTIEN AUX PARENTS ET AUX ENSEIGNANTS: communiqué de Bruno Le Roux et Yannick Trigance

Aujourd’hui, à Epinay comme partout dans notre pays, l’Education n’est plus une priorité.

En supprimant plus de 60 000 postes en l’espace de trois ans –dont 16 000 pour la rentrée prochaine alors que le nombre d’élèves va augmenter-, le gouvernement Sarkozy/Fillon met en œuvre une politique inacceptable de démantèlement de l’Ecole publique et laïque.

Contrairement aux annonces des autorités académiques, la situation dans des villes comme St Ouen ou Epinay ne s’améliore pas, loin s’en faut, les quelques postes supplémentaires de remplacement obtenus suite à la lutte de la communauté éducative ayant le plus souvent été repris au bout de quelques jours.

D’autres choix pour la réussite de tous les jeunes sont possibles et nécessaires afin que le service public d’enseignement remplisse les objectifs d’une École démocratique et ambitieuse pour chaque jeune de notre pays car aujourd’hui plus que jamais, notre pays a besoin d’un système éducatif qui s’attaque réellement aux inégalités scolaires.

L’Ecole de la République ne peut ni ne doit être sacrifiée sur l’autel d’une idéologie libérale qui discrimine nos territoires et les familles qui y vivent.

C’est pourquoi nous soutenons les parents et les enseignants mobilisés ce jeudi 31 mars et vendredi 1 er avril et, à leurs côtés , nous exigeons les moyens nécessaires au rétablissement du droit à la réussite pour chaque enfant, partout et pour tous.

Le Maire doit respecter la loi.

Le droit d’affichage d’opinion –ou affichage d’expression libre- n’est pas respecté dans notre ville.

Aux termes de la loi, notre ville devrait disposer de 32 m2 d’affichage libre pour les associations et les habitants de notre commune.

Or à ce jour, ce sont à peine 10 m2 qui sont disponibles, le maire ayant méthodiquement supprimé les panneaux qui existaient auparavant.

Malgré nos demandes répétées, le maire refuse obstinément d’appliquer la loi, ce qui , pour un élu de la République, pose véritablement problème.

C’est pourquoi, considérant que nul ne peut se placer au-dessus des lois, quand bien même et surtout lorsqu’on est élu, nous avons saisi le Préfet de Seine-Saint-Denis en lui demandant d’intervenir auprès du maire afin qu’il respecte enfin la loi et le droit d’expression des spinassiens.

 

Car notre ville ne peut accepter de subir une nouvelle régression dans le champ de la démocratie locale.

 

Emploi et formation professionnelle : le plan Rebond tombe à plat

Seuls 20 000 chômeurs arrivés en fin de droits ont bénéficié du plan Rebond lancé par Nicolas Sarkozy en juin 2010. Ce piètre résultat aux vues de l’objectif annoncé de 325 000 bénéficiaires est malheureusement à l’image de l’engagement gouvernemental en faveur de l’emploi, alors que la crise grossit le contingent des sans emploi en France et accentue les difficultés de ces derniers à se réinsérer sur le marché du travail.

La formation professionnelle est, de l’avis de tous les acteurs du secteur, un levier déterminant pour faciliter le retour à l’emploi des chômeurs de longue durée. Elle est une des clés pour le retour d’une croissance durable en Île-de-France.

Conscient de l’urgence et de l’importance des enjeux, le Groupe socialiste a appuyé la mise en place du premier volet du plan régional de formation qui consacre, dès le début de l’année 2011, 140 millions d’euros en formation pour les demandeurs d’emploi.

-          68 millions seront consacrés au financement de l’offre de formation des demandeurs d’emploi, à travers le Programme « compétences » et le financement de l’Association de formation des professionnels adultes (Afpa).

-          55 millions seront affectés à la rémunération des demandeurs d’emploi en formation lorsque ceux-ci ne sont plus indemnisés par Pôle Emploi.

Alors que le Ministère du Travail a reconnu une hausse de 5,3% des inscrits à Pôle Emploi sur l’ensemble de l’année 2010, le gouvernement Sarkozy n’a eu de cesse de diminuer le budget de l’établissement public en charge de l’emploi et d’y supprimer 18 000 postes, de démanteler un organisme de référence comme l’Association de formation professionnelle pour adultes (Afpa), ou de siphonner les caisses du Fonds Paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP).

L’échec retentissant de ce plan Rebond illustre parfaitement la vraie nature de la politique sarkozyste : sous la fine couche de vernis des promesses, de la communication et des grands discours, se terre une inaction alarmante et irresponsable.

COMMUNIQUE DE BRUNO LE ROUX ET YANNICK TRIGANCE aux côtés des parents : des moyens pour l’Ecole publique

Bruno Le Roux, député de Seine-Saint-Denis, et Yannick Trigance, Conseiller Régional et conseiller municipal d’Epinay S/Seine, apportent leur total soutien aux parents d’élèves de la FCPE d’Epinay S/Seine qui saisiront la HALDE le 15 mars afin qu’elle étudie et compare la situation des remplaçants du 1er degré et qu’elle puisse faire des recommandations au gouvernement pour une véritable égalité territoriale.

Les parents sont mobilisés depuis plusieurs mois pour dénoncer le manque de remplaçants dans les écoles d’Epinay et du département.

Ce manque de moyens constitue la traduction concrète et dramatique du démantèlement de l’Ecole publique mis en œuvre par le gouvernement Sarkozy/Fillon.

Ce sont en effet près de 60 000 postes d’enseignants qui ont été supprimés depuis 2007 sur le département de la Seine-Saint-Denis qui sera à nouveau frappé de 60 suppressions de postes lors de la rentrée de septembre prochain, portant ainsi un nouveau coup à l’égalité des chances des enfants de notre département.

C’est pourquoi, en totale solidarité avec les parents, Bruno Le Roux et Yannick Trigance demandent au gouvernement de donner les moyens nécessaires au bon fonctionnement du service public d’enseignement partout en Seine-Saint-Denis.

Emploi des jeunes : politiques régionales franciliennes et projet socialiste à l’unisson

Le Parti socialiste vient d’adopter un « grand plan pour l’emploi des jeunes » riche de 10 propositions qui s’inscrira dans le programme présidentiel du PS pour 2012.

Plusieurs de ces propositions consistent en une généralisation à l’échelle nationale de solutions ayant fait leur preuve à l’échelon régional, notamment en Île-de-France où le Conseil régional a voté aujourd’hui en Commission permanente la création ou la montée en charge de plusieurs dispositifs dans le domaine de la formation et de l’insertion professionnelle.

Pour 2012, le PS proposera un dispositif « nouvelle chance », pour les milliers de jeunes qui décrochent chaque année.

ð  Aujourd’hui, lors de sa commission permanente, le Conseil régional d’Île-de-France a octroyé 3,2 millions d’euros aux « Ecoles de la 2e chance », qui viennent précisément en aide aux décrocheurs scolaires, en leur apportant un suivi pédagogique personnalisé.

Pour 2012, le PS entamera une lutte acharnée contre les discriminations à l’embauche, qui minent la concorde républicaine.

ð  En commission permanente, les élus régionaux ont voté aujourd’hui une aide aux associations qui luttent contre les discriminations par le biais d’actions de sensibilisation en direction des recruteurs.

En 2012, le PS développera « toutes les formes d’alternance éducative », pour revaloriser les voies professionnelles, encore bien trop méprisées en France.

ð  La Région Île-de-France va financer travaux et équipements à hauteur de 3,7 millions d’euros pour une dizaine de CFA (Centres de formation pour apprentis). Son soutien à un apprentissage de qualité pour le plus grand nombre n’a jamais faibli en dépit du gel des dotations de l’Etat.

Enfin, le Groupe socialiste a fait voter lors de cette Commission permanente un amendement augmentant le budget des missions locales d’Ile-de-France qui ont démontré leur efficacité en matière d’insertion professionnelle.