Archives Mensuelles: mai 2011

Cité de la presse numérique : la Région s’engage à hauteur de 200.000 euros

La Région Ile-de-France s’engage pour la formation des journalistes aux nouveaux usages du numérique. Jean-Paul Huchon et Jean-Paul Planchou, Vice-président chargé du Développement économique et des NTIC,  ont fait adopter aujourd’hui par les élus régionaux un soutien de 200.000 euros au projet de Cité de la presse numérique porté par le Centre de Formation des Journalistes (CFJ).

Cette subvention, qui couvrira 70% de cet investissement de 284.000 euros, financera la création d’une salle de rédaction multimédia intégrée de nouvelle génération, équipée en matériel informatique, audio et vidéo. Cette « newsroom » sera un véritable lieu d’échanges, d’expérimentation et d’innovation sur les nouvelles pratiques du journalisme.

La Cité de la presse numérique sera installée dans les locaux de la Cantine (qui est également soutenue par la Région) dans le 2ème arrondissement de Paris.  Cette implantation a été choisie pour faciliter les rencontres entre journalistes et entrepreneurs des nouvelles technologies.

Pour Jean-Paul Planchou « la presse numérique est un média à part entière, avec ses codes, ses contraintes. Il était normal que l’Ile-de-France soit en pointe sur ce secteur. La Cité de la presse numérique est au carrefour de notre politique en matière de nouvelles technologies et de soutien à la profession journalistique ».

Pour mémoire, 80% des journalistes français vivent et travaillent en Ile-de-France; 5 des 13 écoles de journalisme reconnues par la profession sont franciliennes. Dans le même temps la Région fait du numérique un des piliers de l’économie de demain. Il était donc naturel que la Région accompagne les professionnels dans leur « révolution numérique ». C’est l’ambition de cette Cité de la presse numérique.

CLAUDE BARTOLONE INAUGURE LE MEMORIAL ITINERANT DE L’ESCLAVAGE COLONIAL

Claude Bartolone inaugurera lundi 16 mai, avec le Préfet Christian Lambert, l’exposition consacrée au Mémorial itinérant de l’esclavage colonial « les noms de l’abolition ». Cette manifestation se déroule dans le cadre de l’année des outre-mer en Seine-Saint-Denis.

Le Département de Seine-Saint-Denis a choisi de dédier cette année à l’immense poète Edouard Glissant et de la ponctuer par plusieurs manifestations, pour notamment mettre en lumière la richesse du principe de « créolisation ».

L’exposition qui sera inaugurée le 16 mai 2011, est une partie du Mémorial constitué de 250 panneaux sur lesquels ont été inscrits les prénoms et matricules des antillais encore esclaves en 1848 et les noms patronymiques qui leur furent attribués  par la France à l’abolition de l’esclavage.

Cette exposition rend hommage aux millions de femmes, d’hommes et d’enfants déportés et asservis, qui ont avec leurs descendants, contribués à notre histoire et notre culture. Cet événement marque également le 10e anniversaire de la loi Taubira, qui reconnait la traite négrière et l’esclavage comme crime contre l’Humanité.

D’autres manifestations sont prévues pour cette année des outre-mer en Seine-Saint-Denis :

- le 23 mai journée de commémoration des victimes de l’esclavage, cérémonie sur le parvis de la Basilique de Saint-Denis de 14h à 22h30

- le 3 juillet, la  grande fête des outre-mer au parc départemental Georges Valbon avec concert  et inauguration de la Maison Édouard Glissant.

Les Conseillers régionaux de la majorité de gauche du Conseil Régional d’Île-de-France se mobilisent en faveur des élèves sans papiers des lycées franciliens.

Vendredi 6 mai prochain, de 17h à 19h, les élus régionaux des Groupes socialiste, Front de Gauche PCF-GU-AC, Europe Ecologie – Les Verts, PRG-MUP et Front de gauche & Alternatifs parraineront avec Henriette Zoughebi, Vice-présidente en charge des lycées, plusieurs dizaines de lycéen-ne-s sans papiers dans l’hémicycle du Conseil régional.

Les représentants de la FCPE, du Réseau Education Sans Frontières, ainsi que les enseignant-e-s et camarades des lycéen-ne-s concernés seront également présents.

Cette manifestation s’inscrit dans la droite ligne d’une résolution de la majorité régionale votée en séance plénière le 1er octobre 2010, affirmant la solidarité de ses élu-e-s avec les élèves sans papiers des lycées franciliens, les plaçant sous leur protection et s’engageant à soutenir toutes les initiatives en faveur de leur régularisation.

Depuis ce vote, plus de cent établissements des huit départements d’Île-de-France ont à leur tour voté des vœux de soutien à leurs élèves sans papiers ou menacés de le devenir.

De multiples actions ont été conduites pour empêcher leur expulsion et demander leur régularisation. Des pétitions circulent dans les lycées, des équipes éducatives se mobilisent, des chefs d’établissement interviennent, des parents, des enseignant-e-s, des élèves eux-mêmes exigent des papiers pour les jeunes qui en sont privés.

La majorité régionale se félicite que cette contribution politique ait permis d’approfondir la mobilisation. Les lycéen-ne-s sans-papiers doivent être reconnu-e-s pour ce qu’ils sont : des acteurs à part entière de la citoyenneté.

A la veille de la période des examens, l’enjeu devient doublement important : pouvoir se présenter aux épreuves, et pouvoir continuer ses études. Car c’est bien souvent à l’issue d’un cursus scolaire, où à l’atteinte de leur majorité,  qu’ils ou elles sont expulsé-e-s.

En parrainant publiquement ces lycéen-ne-s ce vendredi, les élu-e-s de la majorité régionale veulent protéger de toute issue dramatique des élèves franciliens que rien ne devrait distinguer de leurs condisciples.

Par ce geste les élu-e-s régionaux affirment leur engagement, aux cotés des syndicats d’enseignant-e-s et de lycéen-ne-s, de la FCPE et du RESF, pour le respect du droit universel à l’éducation.