Malgré les discours d’auto-satisfaction du président de la République et de son gouvernement, la réalité sociale de notre pays est terriblement inquiétante:
-8,2 millions de pauvres en France. En août, l’Insee donne le chiffre pour l’année 2009. Il concerne les personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté (avec moins de 954 euros mensuels). La hausse entre 2008 et 2009 est de 4 %.
-Une situation sanitaire préoccupante. D’après un rapport publié par l’association Médecins du monde (MDM) à l’occasion de la Journée internationale du refus de la misère (le 17 octobre) sur l’accès aux soins des plus démunis, la recrudescence de la pauvreté mettrait la France au seuil d’un "krach sanitaire". On constate notamment une hausse de la tuberculose considérée comme une "maladie de la pauvreté".
-4 millions de personnes sans complémentaire santé. 30 % des personnes non protégées par une complémentaire santé renoncent aux soins pour cette raison, d’après l’enquête "Santé protection sociale 2008".
-Femmes enceintes et enfants. 8 % des femmes enceintes qui sont passées par les centres de MDM étaient sans domicile et 68 % n’avaient pas accès aux soins prénataux ordinaires. 12 % des patients reçus sont âgés de moins de 18 ans – la moitié ayant moins de 7 ans. Seulement un tiers des enfant de moins de 6 ans sont à jour dans leurs vaccinations. Les pourcentages sont calculés sur la base des 38 606 consultations effectuées par MDM en 2010.
-Hébergement d’urgence. 133 000 personnes vivent actuellement dans la rue. Seuls 400 logements sont prévus pour les personnes en sortie de rue, dans quatre villes de France.
-Demandeurs d’asile. En 2010, 20 % des demandeurs d’asile ont été déboutés, 30 % environ ont une place dans les logements prévus en Centre d’accueil de demandeurs d’asile (CADA).
La politique de démantèlement de nos services publics, de notre système de santé et de protection sociale explique pour une grande part le creusement de ces inégalités: il est temps de changer de présidence.



