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PETITION : OUVRONS LES PORTES, Pour un accès des filles à tous les internats de prépa

 

filles

 

 

Par la présente pétition, nous dénonçons les inégalités entre filles et garçons scolarisés en Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles (CPGE) dans l’accès aux internats de leurs lycées.

 

En France, sur 16 académies, 3412 places d’internats (36%) sont proposées en CPGE aux filles contre 6087 places pour les garçons (64%). Certains lycées ont même choisi de n’héberger que des garçons… Pourquoi accepter cette exclusion parfois systématique des filles ?

Une étudiante discriminée en raison de son sexe est amenée à chercher parmi des logements  : moins nombreux, à coût plus élevé, plus distants, souvent tenus par des institutions religieuses (n’offrant pas aux filles les mêmes conditions de laïcité qu’aux garçons dans les internats des lycées publics). Les jeunes filles issues de milieux socialement défavorisés sont particulièrement vulnérables face à cette privation de ressources.

Ces inégalités d’accès au logement induisent des inégalités en termes d’éducation :

1.  les temps de transports plus longs entre le domicile et le lieu d’étude sont pris sur le temps d’étude ou de repos, parfois limité en CPGE.

2. elles ne peuvent bénéficier des mêmes conditions de travail que les garçons : bibliothèque du lycée, travail en groupe, restauration, équipements sportifs…

Les solutions alternatives actuellement proposées à ces filles, scolarisées dans des lycées dont l’internat est réservé aux garçons, sont discriminantes socialement et scolairement.

Nous,  collectif d’associations Ouvrons les portes ! (Paris Montagne, Femmes et Sciences, Femmes et Mathématiques, Femmes Ingénieurs) avons donc décidé de saisir la HALDE pour que TOUS les internats de CPGE soient ouverts aux filles comme aux garçons.

Si vous pensez que l’internat est une aide qui devrait être accordée non pas en fonction du sexe mais en fonction  du mérite scolaire, de la distance et de la condition sociale,  soutenez-nous en signant cette pétition !

http://www.ouvronslesportes.org/

La Seine-Saint-Denis investit dans ses collèges

C-BARTOLONE

 

 

 

« C’est ici que se prépare l’avenir ». A Gagny, le 10 septembre, Claude Bartolone, président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, inaugurait le collège Pablo Neruda.

 

Dans ce département où les difficultés ne manquent pas, l’événement témoigne de la volonté départementale en faveur de l’éducation. Rénovation, sécurité, informatisation… Il s’agit de faire des jeunes du 93 des citoyens de la République du 21ème siècle.

Comment améliorer la réussite scolaire et éducative en Seine-Saint-Denis ? Depuis 6 mois, 3 expérimentations ont été engagées par le conseil général, en collaboration étroite avec l’éducation nationale,  dans 7 collèges sur 3 thématiques ciblées : actions sur le temps extra scolaire, renforcement de la coopération avec les associations de prévention spécialisée et prise en charge des élèves exclus temporairement ou définitivement de leur collège.

Un premier bilan de ces expérimentations a été présenté le 18 juin par Mathieu Hanotin, vice-président chargé des questions éducatives à la réunion du conseil général présidé par Claude Bartolone.

L’ouverture d’activités sur le temps extrascolaire, le samedi matin, est apparue comme un bon moyen d’intéresser également les parents. Les thématiques retenues sont le plus souvent transversales (lien avec la vie du quartier, entraînement aux TICE, orientation, fonctionnement du collège, etc.) Les associations locales ou d’éducation populaire sont très présentes dans le dispositif. Les équipes pédagogiques se sont parfois mobilisées, toujours sur la base du volontariat.

La question de la responsabilité juridique sur cette période de hors temps scolaire reste le frein le plus important, fortement exprimé dans quelques autres établissements sollicités qui n’ont pas voulu s’engager. Une convention précisant les responsabilités de chacun va être élaborée pour lever cette difficulté.

Le dispositif d’accueil des collégiens exclus temporairement ou définitivement  vise à leur offrir à la fois un soutien scolaire et un parcours éducatif, généralement mené avec l’aide des associations. Que le travail scolaire soit proposé par les collèges ou des tuteurs étudiants, la réussite du parcours suppose une étroite relation entre les différents acteurs, dont au premier chef l’éducation nationale, le jeune et sa famille. Plus de 110 exclus de 9 collèges ont fréquenté ce dispositif sur cette année scolaire.

 Le renforcement de l’action des équipes de prévention spécialisée en direction des collèges vise à mettre le savoir-faire de ces équipes à disposition de manière plus lisible et plus évidente. Ce rapprochement peut être une ressource pour les équipes de vie scolaire, dans le cas de situation d’élèves très en difficulté, il peut aussi faciliter des actions de médiation avec les parents ou des actions collectives de tous ordres.

Compte tenu des demandes de nombreux autres collèges, le dispositif devrait être développé et diversifié en 2009-2010.

 

Plaidoyer pour la maternelle

 L’école maternelle française reste un véritable lieu d’éducation des individus, de socialisation, de construction de la citoyenneté, fondée sur les valeurs de solidarité, d’égalité, de coopération, de responsabilité, s’attachant à permettre à chaque enfant de développer le maximum de ses potentialités, de construire ses connaissances et ses apprentissages.yt

En ce sens l’école maternelle est bien une « école » et non un mode de garde parmi d’autres. 

Elle joue par ailleurs un rôle primordial dans la prévention des difficultés scolaires et dans la détection de certains handicaps.

L’école maternelle constitue également un formidable outil de lutte contre les inégalités notamment en zone rurale mais aussi dans les quartiers défavorisés, en zone d’éducation prioritaire où la demande de scolarisation est forte et où l’accueil des enfants de moins de trois ans devrait être une priorité.

Victoire laïque

clip_image003Les parlementaires socialistes ont gagné leur combat contre l’article 89 de la loi du 13 août 2004, obligeant les communes à financer la scolarité de leurs élèves en résidence fréquentant les écoles privés d’autres communes, ce qui constituait une atteinte grave au principe de laïcité.

Après quatre ans, la mesure est abrogée. Le principe de parité public/privé sera rétabli par une proposition de loi sénatoriale.

S’il faut rester vigilant, je tiens à saluer cette victoire de tous les laïcs pour l’enseignement public.

Car je reste convaincu que notre République n’est plus laïque si notre Ecole ne l’est pas.

RASED , Ecole publique à Epinay

clip_image002Je souhaite ici souligner le caractère pour le moins opportuniste du « soutien » aux RASED manifesté par le maire de droite d’Epinay S/Seine alors que ses propres élus se sont récemment abstenus dans les conseils d’école de la ville sur le vote d’un vœu de soutien aux RASED proposé par les équipes éducatives.

En effet, la cohérence globale d’un soutien à l’Ecole publique et aux enseignants voudrait par exemple :

-que l’on soutienne le droit à la scolarisation des enfants de moins de trois ans en maternelle, ce qui n’est pas le cas à Epinay S/Seine

-que l’on soutienne les enseignants en grève en ne mettant pas en place le service minimum d’accueil, ce qui n’est pas le cas à Epinay S/Seine

-que l’on vote la défense des RASED lorsque les enseignants sollicitent ce soutien en conseil d’école, ce qui n’a pas été le cas à Epinay S/Seine

-que l’on manifeste un soutien indéfectible aux enseignants qui se battent depuis bien des années contre les fermetures de classes à Epinay S/Seine, ce qui n’est pas le cas à Epinay S/Seine

L’Ecole publique ne peut être soutenue par simple opportunisme en fonction du moment.

La défense du service public d’enseignement est pour moi un combat de toujours car une société sans Education et sans une Ecole publique de qualité est une société sans avenir.